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Pour faire bouger les lignes, une asso végane devient actionnaire de Starbucks

Une manière pour PETA de faire entendre sa voix durant les assemblées générales.

Trop, c’est trop. L’association de défense des droits des animaux PETA vient d’annoncer qu’elle devenait actionnaire de Starbucks, la chaîne de cafés américaine installée à peu près partout à travers le monde. L’objectif : faire entendre la voix des personnes véganes et des intolérant·es au lactose lors des assemblées générales du groupe, et ainsi obtenir le retrait du supplément de 80 centimes appliqué pour remplacer, dans les préparations, le lait de vache par du lait végétal.

Si ce surcoût est perçu comme une injustice par les concerné·es, il est également un obstacle pour celles et ceux qui souhaiteraient s’engager écologiquement et éthiquement au moment de commander leur café en optant pour du lait d’amande, de coco ou de soja, par exemple. D’autant que plusieurs concurrents directs de Starbucks ont depuis (plus ou moins) longtemps renoncé à ce supplément, à l’image de Whole Foods Market, Tim Hortons ou Stumptown Coffee Roasters.

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Accéder aux réunions qui comptent

En juillet dernier, PETA s’était déjà engagée contre ce supplément en appelant tous les "écologistes, féministes, antispécistes, végans, amis des vaches, amateurs de café, personnes intolérantes au lactose ou qui veulent simplement rendre le monde meilleur" à spammer Starbucks sur ses réseaux sociaux. L’association a également mis en place une pétition en ligne pour exiger le retrait de ces 80 centimes.

Si rien ne dit que cette démarche suffira, peut-être qu’une prise de parole en assemblée générale aura son petit effet ? Entrer dans l’actionnariat est une technique que les journalistes d’investigation (coucou Élise Lucet et Cash Investigation) plébiscitent depuis longtemps pour pouvoir accéder aux réunions qui comptent et ainsi s’adresser directement aux dirigeants de tel ou tel groupe ou entreprise. La prochaine AG de Starbucks aura lieu au printemps prochain et, promis, on va garder un œil sur ce qui s’y passe.

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Par Robin Panfili, publié le 20/12/2019