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Et si on récompensait (plutôt) les restos pour le bien-être de leur personnel ?

Publié le

par Robin Panfili

© Getty Images

Outrée par la manière dont le personnel de cuisine a été traité pendant la crise, la cheffe Asma Khan hausse le ton.

Au Royaume-Uni, Asma Khan est une cheffe connue et reconnue. Ancienne avocate, elle s’est muée en cheffe engagée et militante avec son restaurant Darjeeling Express, à Londres. Dans cet établissement, on ne retrouve que des cuisinières dans les fourneaux, la plupart dépourvues de formation classique. Une manière de garder une authenticité dans les recettes traditionnelles servies par le restaurant. Dans une longue interview accordée au Guardian, la cheffe trace les contours de ces prochaines luttes et projets.

Outre ses diverses ambitions culinaires et extra-culinaires, recensées par la newsletter Pomélo, Asma Khan s’attaque au système des étoiles et à sa légitimité en 2020, dans un univers où les violences en cuisine perdurent et peinent à être dénoncées et sanctionnées. Alors que la crise sanitaire bat son plein, la cheffe dénonce la manière dont de nombreux travailleurs ont été abandonnés à leur propre sort et dépourvus de soutien dès le début de la crise sanitaire. "Ma profonde inquiétude pendant la pandémie a été de voir des personnes très importantes, dotées d’une richesse considérable, se débarrasser de toute la main-d’œuvre sans filet de sécurité", dit-elle.

"C’est tellement honteux"

Un "filet de sécurité" inexistant, ou presque, ces derniers mois. Durant la crise sanitaire, de nombreux employés de restaurant ont été contraints de dormir dans les rues de Londres lors des premières semaines de l’épidémie, rappelle le Guardian. Une réalité inacceptable pour Asma Khan. "C’est tellement honteux, c’est immoral, gronde-t-elle. Je ne veux pas que les restaurants soient classés par des étoiles Michelin pour les herbes comestibles qu’ils mettent dans une assiette. Je veux savoir comment ils traitent leur personnel, et ils devraient être classés là-dessus."

"Les gens devraient boycotter les restaurants où il y a des intimidations et du racisme, où il y a du harcèlement sexuel, où le personnel ne se sent pas en sécurité. Je ne veux pas les voir prospérer."

Lire l’article (en anglais) en intégralité ici

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