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Il faut sauver le beaujolais nouveau (et voici comment vous pouvez l'aider)

Publié le

par Robin Panfili

© Getty Images

Les vignerons ont plus que jamais besoin de nous pour soutenir ce pan entier de la culture gastronomique française.

Si l’on résume souvent le beaujolais nouveau à une consommation festive et désinvolte, il n’en reste moins pas un pilier du patrimoine viticole et agricole français. Pourtant, en ces temps confinés, une menace réelle et sérieuse pèse sur ce vin emblématique et les vignerons pourraient, une nouvelle fois, en pâtir. Car si de nombreuses bouteilles du primeur ont bien été embouteillées, les annulations de commandes se sont multipliées, laissant de nombreux vignerons indépendants démunis face à un stock impossible à écouler.

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Pour leur venir en aide, le duo à la tête du restaurant parisien Candide, Camille Guillaud et Alessandro Candido, a décidé de lancer une campagne solidaire d’entraide : "Le beaujolais nouveau est bien vivant". Pour trouver des solutions de repli et des moyens d’écouler les quilles, ils ont eu l’idée de mobiliser un réseau de commerçants de proximité (restaurants, cavistes, points relais, fromageries, épiceries) acceptant de faire l’intermédiaire entre les vignerons et le public. "Pour que ce ne soit pas la fin (et la soif) du beaujolais nouveau, même si ce sera depuis nos canapés, en apéro-visio ou en solo, levons tous ensemble nos verres de gamay, trinquons aux vigneron.ne.s du Beaujolais et à nos traditions françaises viticoles", proclament les deux acolytes, qui ont recueilli plusieurs témoignages de vignerons inquiets, voire fatalistes.

“Début octobre, je n’avais plus de beaujolais nouveau disponible, tout était précommandé. Là, je me retrouve avec 1 500 bouteilles annulées, sachant que je n’ai pas encore appelé mes clients parisiens. Je ne sais pas comment on va gérer, on n’a jamais vécu ça, confie Sylvère Trichard du domaine Séléné. “Certains se sont demandé s’il fallait ouvrir les bouteilles pour remettre le beaujolais nouveau en cuves, ou s’ils enlevaient toutes les étiquettes en espérant que le primeur ne vieillisse pas trop mal. D’autres mettent en bouteilles au compte-gouttes…", s’inquiète, de son côté, Camille Lapierre du domaine éponyme dont la mère, Marie Lapierre produit une cuvée de beaujolais nouveau (Raisins Gaulois, Château Cambon).

“Certains vignerons du coin ont commencé à vendre à perte, le cours du beaujolais va s’effondrer".

À partir du jeudi 19 novembre prochain, à Paris, dans sa banlieue et à Marseille (pour le moment), ces commerçants uniront leurs forces pour le beaujolais nouveau avec un seul et unique objectif en tête : "créer un maillage de ventes auprès de leurs clients et ainsi espérer assurer la vente de leurs commandes solidaires". Pour savoir où s’approvisionner, une carte (et un Mapstr) recense tous les commerces participants afin que les buveurs, curieux ou confirmés, puissent trouver leurs quilles de gamay nouveau.

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