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Le Brésil devient le nouvel eldorado des pétillants

Si l'AOC n'était pas régie par une zone géographique strictement délimitée, le Brésil aurait peut-être son appellation Champagne.

Depuis les années 1970, la région vallonnée, fraîche et verdoyante de la Serra Gaúcha, dans le sud du pays, est devenue un petit paradis viticole. Des incontournables, comme Moët & Chandon, s’y sont installés, on y fabrique près de 90 % des vins brésiliens, et, depuis quelque temps, on s’y spécialise pour produire des mousseux de qualité. Des vins pétillants issus de cépages chardonnay, riesling italien et pinot noir qui décrochent de plus en plus de médailles lors des concours internationaux. En 2018, le Garibaldi Moscatel a même été élu meilleur pétillant du Sud lors des Catad’Or Wine Awards, le concours le plus en vue d’Amérique du Sud. C’est dire si les bulles sont bonnes. D’ailleurs les Brésiliens en raffolent : 66,2 % des vins à bulles vendus dans le pays y sont produits, pour seulement 33,8 % importés.

Vivement la caïpirinha royale !

Pour l’heure, une seule cave, la Família Geisse, produit ses vins en suivant la méthode champenoise avec seconde fermentation et maturation en bouteille. Les autres viticulteurs brésiliens utilisant plutôt la méthode Charmat, avec seconde fermentation dans des cuves d’acier inoxydable. Seule ombre au tableau : le futur accord commercial entre l’UE et le Mercosur, susceptible de favoriser l’afflux de vins pétillants étrangers à moindre coût sur le marché sud-américain et de freiner l’essor des mousseux brésiliens.

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Ayons confiance dans les amateurs de samba et de circuits courts : si la bulle brésilienne pétille comme il se doit, aucune raison de céder aux sirènes de l’import !

Par Konbini Food, publié le 10/01/2020