© Marché de Rungis

L'histoire du go fast de poisson qui a secoué le marché Rungis

Après plusieurs mois d’enquête, le réseau vient d’être démantelé.

Sale temps pour les voleurs de poisson. Après plusieurs mois d’enquête et d’instruction, deux hommes viennent d’être reconnus coupables de trafic de poisson. Daurade, saumon, crevettes et gambas : les deux brigands avaient mis en place un ingénieux système de vente illégale entre le marché de Rungis et la cité d’Athis-Mons, située en Essonne.

Tous deux employés au sein d’entreprises domiciliées à Rungis, l’un des marchés de produits frais les plus grands à travers l’Europe, rapporte Le Parisien.

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"Peu de temps avant le marché aux poissons, vers 2 heures du matin, il s’introduit sur place et embarque des victuailles. Son complice, un homme de 40 ans sans casier, vient les récupérer au volant de sa camionnette. Puis il se rend dans la cité où il explique à ses clients qu’il s’agit 'd’invendus'", résume le quotidien.

© Marché de Rungis

Faux "invendus"

Face à la disparition suspecte de caissons de poissons, un grossiste tire alors la sonnette d’alarme et prévient la police. La surveillance policière de l’entrepôt a finalement pu attraper en flagrant délit les deux hommes – qui ont reconnu les faits devant le tribunal. Leur petit trafic aurait causé à la société un préjudice estimé à 7 000 euros.

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Il y a quelques mois, un autre fait divers similaire avait fait la une des journaux britanniques. Un vendeur de fruits de mer de 66 ans avait été interpellé à l’aéroport d’Heathrow (Londres) et reconnu coupable de trafic d’anguilles – considérées comme une espèce protégée – pour 62 millions d’euros.

Par Robin Panfili, publié le 14/02/2020