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À la Nasa, les cacahuètes sont l’arme secrète des missions réussies

Publié le

par Axel Savoye

© Nasa

Les graines torréfiées ont joué un rôle majeur lors de l’atterrissage de Perseverance sur Mars.

On ne s’en rend pas compte, mais travailler à la Nasa est souvent synonyme de stress intense. Une erreur de calcul peut réduire plusieurs millions de dollars en fumée et une mission réussie est une vraie délivrance, comme en ont témoigné les scènes de liesse après l’atterrissage de Perseverance sur Mars. Dans ces grands moments d’angoisse, on a souvent besoin d’une lueur d’espoir et, à la Nasa, cette lueur prend la forme de cacahuètes. Les ingénieurs et scientifiques ne manquent pas d’en avoir sur eux lors des grands jours, raconte Food & Wine.

"Que Dieu bénisse cet homme enthousiaste et son pot de cacahuètes anti-stress."

Cette tradition étrange remonte aux années 1960, alors que le programme Ranger subit une série d’échecs. Les six premières sondes chargées de photographier le sol lunaire connaissent soit un dysfonctionnement, soit une erreur de trajectoire qui les envoie loin de la Lune. Lors de la mission Ranger 7, le moral n’était donc pas au beau fixe. Un ingénieur en trajectoire, Dick Wallace, a voulu détendre l’atmosphère en proposant des cacahuètes à son équipe :

"J’ai pensé que distribuer des cacahuètes pourrait réduire l’anxiété dans la salle des opérations. On connaît la suite."

Coïncidence ou pas, Ranger 7 a brillamment accompli sa mission, tout comme Ranger 8 et Ranger 9. Lors des décennies qui ont suivi, les ingénieurs de la Nasa ont fait plusieurs fois la corrélation entre l’échec d’une mission et l’absence des graines d’arachide en salle des opérations. La Nasa cite l’exemple d’un lancement qui a été retardé de 40 jours et qui n’a pu avoir lieu que lorsque quelqu’un a amené les fameuses cacahuètes porte-bonheur. Depuis, elles sont un incontournable lors des moments décisifs d’une mission spatiale.

Vous avez dit superstition ? "Je n’espère pas. Pas dans ce bastion de la logique et de la raison", répond Dick Wallace.

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