Non, Stéphane Plaza, tu n'es pas "le président des carbonaras"

Ultime provocation : une publicité géante associant crème fraîche et carbonaras a fait son apparition à Paris.

Vendredi soir, alors qu’une semaine très chargée se terminait enfin, ma soirée s’est transformée en petit cauchemar. Pas vraiment innocemment, un ami me demandait si j’avais aperçu la toute dernière publicité pour une nouvelle gamme de crème fraîche… dans laquelle Stéphane Plaza est très sobrement présenté comme le "président des carbonaras à tomber".

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Il s’avère que, non, je ne l’avais pas vue. Pourtant, en un temps éclair, celle-ci s’est retrouvée placardée sur plusieurs panneaux d’affichage XXL à travers la capitale – si vous l’avez également aperçue dans votre ville, bon courage –, ainsi que sur Twitter, où plusieurs pastaphiles et carbonaraphiles, touchés et heurtés par une telle provocation, se sont chargés de la prendre en photo et de lui régler son compte sur le réseau social.

Pasta faux pas

Alors, cher Stéphane Plaza, commençons par les points forts de cette publicité : aucun. Listons, ensuite, ce qui ne va pas. D’abord, comme chacun le sait désormais, la crème fraîche – qui plus est celle avec 25 % de matière grasse – n’a aucunement sa place dans la recette traditionnelle de la carbonara romaine.

Quant à l’assiette que vous tenez entre les mains, les mots nous manquent. Que vient faire ce basilic ( ou persil... ou je-ne-sais-quelle autre herbe) au sommet de cette assiette ? Et ces lardons trop peu cuits ? Et ces simili-morceaux de tomate ? Et ces filets de crème fraîche à peine incorporés dans le lit de spaghettis ?

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On ne le dira jamais assez : si l’on a tout à fait le droit d’aimer les pâtes à la crème, cette recette ne saurait aucunement se revendiquer – et se faire appeler – carbonara. Après tout, comment réagirait-on si une star de la télévision italienne, spécialisée dans la vente de biens immobiliers, en venait à dénaturer, en toute impunité et sur des panneaux publicitaires en 4 par 3, un plat historique et traditionnel français ? Mal, très mal.

Par Konbini Food, publié le 10/02/2020