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Pourquoi la saison de la coquille Saint-Jacques sera-t-elle aussi florissante ?

Publié le

par Konbini Food

© Getty Images

Il faudra s’attendre à des "records d’abondance" cette année.

Les populations de coquilles Saint-Jacques en baie de Seine et en baie de Saint-Brieuc, les deux principaux gisements français, ont battu de nouveaux records d’abondance en 2021, confirmant la tendance favorable des dernières années, a annoncé vendredi l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).

La biomasse de coquilles exploitables – c’est-à-dire atteignant la taille réglementaire de 102 mm – est estimée à plus de 80 000 tonnes en baie de Seine, indique dans un communiqué l’Ifremer, soulignant que ce niveau est supérieur au précédent record de 2018.

En baie de Saint-Brieuc, le gisement atteint 44 000 tonnes, soit 19 % de plus par rapport à 2020, une année déjà exceptionnelle, et la biomasse totale, tous âges confondus, dépasse les 73 000 tonnes, en augmentation de 7,5 % par rapport à 2020, année record pourtant.

"Ces chiffres confirment pour le moment la tendance favorable observée depuis le début des années 2000, en lien avec la gestion mise en place par les pêcheries françaises", relève l’Ifremer, qui cite la diminution globale de l’effort de pêche par la mise en place de dates et d’horaires, l’amélioration de la sélectivité des engins avec l’utilisation d’anneaux de drague plus grands et la mise en place depuis 2015 en baie de Seine d’une zone de jachère différente chaque année.

Deux campagnes d’évaluation sont menées par l’Ifremer chaque année sur ces gisements. La première, en baie de Seine, a eu lieu en juillet, la seconde, en baie de Saint-Brieuc, en septembre. Dans le gisement de la baie de Seine, qui va de Barfleur (Manche) au cap d'Antifer (Seine-Maritime) dans la limite des 12 milles nautiques, la situation "continue d’être exceptionnelle", note l’Ifremer. Sur les plus de 80 000 tonnes de coquilles dans cette zone, 67 000 proviennent de la seule baie de Seine au sens strict.

"L’arrivée d’une nouvelle génération de juvéniles est à nouveau très bonne. Et la présence d’un reliquat record de coquilles de taille adulte (trois ans et plus), après une année complète d’exploitation, confirme la bonne santé de la population", commente l’institut.

"Tout va bien aujourd’hui, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il ne faut pas rester vigilant", note Éric Foucher, chercheur halieutique à l’Ifremer. "Il ne faut surtout pas ouvrir davantage la pêcherie, ce serait un non-sens", prévient-il.

Konbini food avec AFP

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