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Kick Eat, la (très bonne) émission qui mêle hip-hop et gastronomie

Publié le

par Robin Panfili

(© Kick Eat)

Une nouvelle (bonne) raison de passer sa journée sur YouTube.

De la cuisine à la musique, il n’y a parfois qu’un pas, alors quoi de plus logique que de mettre en lien ces deux univers ? C’est l’idée qu’à eue MC Leu, rappeur, beatboxeur parisien et passionné de cuisine, en lançant le projet Kick Eat, une émission en ligne réunissant dans un même lieu des rappeurs, des beatboxeurs et des chefs, à l’image de programmes comme F*ck, That’s Delicious, CheckFood ou encore High & Fines Herbes. Des cuisines de Eels pour une pièce de bœuf avec Adrien Ferrand à Lüük pour un katsudon avec Oudom Vongsavanh, on est allé lui poser quelques questions sur les coulisses de ce programme musical alléchant.

Konbini Food | Monter une émission qui réunit la musique et la cuisine, à la table et dans les cuisines d’un restaurant, il fallait y penser. Comment l’idée a-t-elle germé dans ton esprit ?

MC Leu | Il y a trois ans, j’ai rencontré le monde du beatbox, et notamment Paname Beatbox Hustlers, une association d’artistes et de musiciens dédiée à la promotion de l’art du beatbox à Paris et dans le monde. Moi, je venais du monde du rap underground. Alors, rapidement, on a décidé d’organiser un petit battle beatbox/rap : "La Mixture".

À ce moment-là, vous n’êtes pas encore dans des restaurants ?

Non, mais la mayonnaise prend et ça me motive à réaliser enfin le projet cuisine/freestyle que j’avais en tête depuis un moment déjà. Je propose alors l’idée à Foksacut, qui réalise des clips pour les beatboxeurs. Le projet le branche et on crée cette première saison-pilote ensemble. Lui, dans le rôle du réal/monteur ; moi, dans celui du producteur/présentateur.

Pourquoi mêler bouffe et rap ?

Depuis que j’ai commencé à rapper, je parle de bouffe ! Ça me tient à cœur, donc forcément j’en parle beaucoup dans mes textes et mes impros. En fait, cette émission est aussi la meilleure manière pour moi de partager mon "hip-hop culinaire". Et le côté organique des freestyles rap/beatbox compte beaucoup aussi : tout se fait à table, directement avec la bouche – sans qu’il y ait de rupture entre la dégustation et le kickage.

Qu’est-ce qui lie ces deux univers selon toi ?

Le lien, c’est nous qui le faisons. Avec mes amis rappeurs et beatboxeurs, on passe la plupart de nos soirées à kicker et à cuisiner chez l’un ou l’autre… Le mélange d’influences musicales et culinaires est riche en saveurs, et l’émission Kick Eat s’en nourrit depuis le début. C’est cet esprit familial que je veux donner au projet. C’est aussi pour ça que j’implique le plus possible mon entourage, autant devant la caméra que derrière les dossiers.

Comment choisissez-vous les restaurants et les chefs que l’on retrouve dans les épisodes ?

La plupart du temps, je vais les rencontrer en fin de service, après les avoir repérés sur les réseaux. Je recherche surtout des endroits qui proposent une cuisine originale, pour permettre à notre public de faire des découvertes. On mélange volontairement la street-food et les adresses plus gastronomiques. Ça correspond à notre volonté de bousculer les codes…

Comment vois-tu la suite de l’émission ?

J’aimerais bien travailler avec plus de cheffes. Elles sont encore trop peu représentées à l’écran, exactement comme les rappeuses. Aussi, dans la saison 2, on mangera davantage de plats végétariens ou végans, sans jamais sacrifier le côté gourmand, bien sûr.

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