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Face au coronavirus, les Japonais redonnent vie à un plat vieux de 1 000 ans

Retour aux sources.

Du Japon à la France en passant par les États-Unis et l’Italie, l’épidémie de coronavirus chamboule les esprits jusqu’à, parfois, en faire perdre la raison à certains. Bien heureusement, toutefois, d’autres arrivent à garder la tête froide en ces temps troublés.

Ainsi, au Japon, les producteurs de lait qui ont vu leur emploi et leur exploitation agricole menacés à cause du surplus de lait survenu après le début de l’épidémie de coronavirus ont pu compter sur quelques poignées de Japonais venus écouler les stocks qui leur restaient sur les bras.

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Mais si vous imaginiez que ces stocks de lait allaient être consommés dans un bol et avec des céréales, comme tout lait conventionnel, vous vous méprenez. Ces ingénieux Japonais, eux, les ont utilisés pour remettre au goût du jour un fromage ancestral qui n’était plus (ou très) consommé depuis près d’un siècle, rapporte Vice.

Premier fromage de l’histoire du Japon

Ce fromage, ou plutôt ce produit laitier, s’appelle le so. Du temps de la période Asuka (538-710 après J.-C.) jusqu’à la période Heian (795-1185), il était considéré comme un produit de luxe et comme l’un des premiers fromages japonais. Depuis, il a été délaissé par la population japonaise au profit d’autres spécialités laitières.

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"À l’époque – et selon la légende –, l’aristocratie le consommait pour des raisons médicinales ou tout simplement comme un dessert classique. Il aurait aussi été offert en cadeau à différents empereurs", rapporte Vice.

S’il n’existe pas de recette précise du so, il existe bel et bien des "régulations gouvernementales" qui permettent d’en savoir un peu plus sur la préparation de curieux fromage. Pour faire simple, il suffirait de faire bouillir environ 18 litres de lait jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’1,8 litre. Vous obtiendrez, à terme, un fromage dense et solide qui pourra ainsi être découpé en tranches et dégusté selon votre convenance.

Par Robin Panfili, publié le 13/03/2020